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À ESPERA DO G20 A próxima reunião do G20, em Londres, não parece poder fornecer soluções à altura dos problemas. E nem sequer à altura das expectativas que tem suscitado. Como bem explica Nicolas Baverez, num texto notável de clareza, inteligência e boa informação: Nicolas Baverez, no Le Point: LE G20 EST MAL PARTI La réunion du G20 à Londres marquera un tournant dans le déroulement de la crise. La première conférence du G20 au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, tenue le 15 novembre 2008 à New York, constituait en soi une innovation majeure et s'est limitée pour le reste à des déclarations d'intention. Après le temps des discours, le sommet de Londres doit être placé sous le signe des actes et des décisions. Il intervient à un moment critique où la récession peut dégénérer en dépression, avec une croissance mondiale en baisse de 1,4 %, une chute du commerce mondial de 3 % et une explosion du chômage qui va toucher 51 millions de personnes supplémentaires. Il permettra surtout de juger de l'efficacité des politiques économiques, qui déterminent désormais le redressement ou l'effondrement de la confiance. Et ce à travers trois éléments clés : le degré de coordination des mesures de sauvetage des banques et des plans de relance ; la régulation des institutions et des marchés financiers ; la réalité de l'engagement contre le protectionnisme. Le G20 est donc bien le pendant de la conférence de Londres de 1933. Son échec précipita la désintégration des échanges et des paiements mondiaux sous le choc des dévaluations en chaîne. En 2009, c'est de nouveau à Londres que vont se décider les chances d'une stratégie concertée de lutte contre la déflation mondiale. Les seuls engagements pris à New York portaient sur la conclusion des négociations commerciales du cycle de Doha et sur la mise hors la loi du protectionnisme ; ils sont restés lettre morte et ont été largement transgressés avec la multiplication des dévaluations compétitives, la nationalisation du crédit, les aides sectorielles, le renforcement des contrôles sur les importations pour ce qui est du protectionnisme. Partout, l'appel massif à la garantie des contribuables a pour contrepartie la protection des activités et des emplois nationaux. Plus la crise s'aggrave et plus la politique économique est arrêtée et mise en oeuvre sur une base strictement nationale. Or, face à la crise d'un capitalisme devenu universel, l'approche pays par pays est aussi inadaptée que l'approche établissement par établissement qui a failli face au risque systémique pesant sur le système bancaire. Alors que la mondialisation requiert des institutions et des règles universelles, chaque nation privilégie sa souveraineté et renforce ses organes et ses procédures de régulation. Le G20 converge donc vers le plus petit dénominateur commun, qui mêle la dénonciation de boucs émissaires commodes (hedge funds, paradis fiscaux, agences de notation, traders...) et la consolidation des dispositifs existants (doublement au demeurant souhaitable des ressources du FMI). Il s'apprête en revanche à éluder les questions déterminantes pour la stabilisation de l'économie mondiale, à savoir la supervision internationale des institutions financières, le contrôle du cycle du crédit et des risques, la redéfinition des règles juridiques, comptables et prudentielles. L'administration Obama se consacre tout entière à la réalisation du plan de relance de 789 milliards de dollars et à la nationalisation de fait de la majorité des banques et des assurances, imitant le Royaume-Uni de Gordon Brown, dont la stratégie répond au triptyque dévaluation-monétisation du déficit-nationalisation. Le monde anglo-saxon accorde la priorité aux mesures d'urgence, reste prudent en matière de régulation compte tenu du poids de l'industrie financière dans la richesse nationale et conserve une hostilité vigilante envers les institutions multilatérales. Loin d'avancer un schéma alternatif d'organisation du système financier, l'Europe continentale se déchire sur la restauration du bilan des banques ou les plans de soutien à l'automobile, ne s'accordant que sur la renationalisation de la politique économique. Enfin les pays émergents estiment que c'est au monde développé, qui a provoqué la crise, de lui trouver un remède et d'en supporter les coûts. L'absence de stratégie concertée crédible éloigne la sortie de crise et renforce le risque protectionniste. L'incapacité d'imaginer des institutions et des règles adaptées au capitalisme universel va accélérer l'émergence d'un duopole sino-américain : les Etats-Unis et Sur le même sujet · Le G20 veut des propositions concrètes d'ici au 31 mars 2009 · Relance et réforme : même combat · À Berlin, les Européens unis pour la régulation de la finance internationale · Le G20, première étape vers une réforme de la finance mondiale · L'Europe en route vers la stagdéflation José Mateus Cavaco Silva at March 13, 2009 21:17 |
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Tags: curvas da economia, mudança do modelo global |
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