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José Socrates, le Tony Blair portugais
« (...) Lorsqu'il s'installe en mars 2007 au Palacete de São Bento, la résidence du Premier ministre à Lisbonne, Socrates est encore peu connu du grand public. Mais la situation du Portugal est très claire : pas loin du désastre. Le pays vient de recevoir un carton jaune de . La plupart des indicateurs sont au rouge : un taux de chômage sans précédent (7,6 %), une croissance au point mort, des investissements en panne et un système scolaire dans le wagon de queue européen. Jusqu'à la fin des années 80, grâce à des bas salaires ultracompétitifs, dopé aux subventions de Bruxelles, le Portugal était l'enfant prodige de la petite classe européenne. . Après la chute du Mur, concurrencé par l'Europe de l'Est, bousculé par les grands vents de la mondialisation, il fait soudain figure de cancre. Mais à Lisbonne la classe politique adopte la politique de l'autruche. « Tout le monde sentait bien que la fête était finie, mais personne n'avait le courage de le dire. Socrates, lui, l'a fait. Dans ce pays où les choses traînent toujours, Socrates est le premier homme politique pressé », résume José Mateus, patron de l'agence d'image XMP, fin observateur de la scène politique portugaise. De fait, c'est peu dire que Socrates n'a pas traîné. (...) " Continua AQUI
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