Salut et Au Revoir !
Desapareceu um dos espíritos mais lúcidos, inquietos e corajosos desta Europa... E possuídor dessa raríssima capacidade de chamar um gato, um gato ! Anti-nazi activo da hora em que os alemães invadiram a França e não da 25ª hora depois dos americanos a terem libertado, Revel integrou as redes da Resistência na capital sob o comando de Auguste Anglès. A Jean-François Revel (Revel era o pseudónimo e foi adoptado do nome de um dos cafés em que costumava beber bicas...), Salut et Au Revoir ! E obrigado pelas horas de deliciosas e reconfortantes leituras...
MORTE DE REVEL - A FRANÇA
FICOU HOJE BEM MAIS POBRE
" Mort de l'académicien Jean-François Revel
2006-04-30 19:29:36 PARIS (AFP)
Le philosophe, journaliste, écrivain et académicien Jean-François Revel, décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre, près de Paris, était un franc-tireur, une figure brillante et anticonformiste d' intellectuel.
Il avait été hospitalisé il y a environ deux semaines et est mort d'un "incident cardiaque", a précisé à l'AFP sa veuve, la journaliste et écrivain Claude Sarraute.
Né le 19 janvier 1924 à Marseille, Jean-François Revel - de son vrai nom Ricard - raconte, dans ses Mémoires, ses années de collège où il devient un "artiste de la grippe affectée, un virtuose de l'embarras gastrique provoqué, un prestidigitateur du thermomètre". Cela ne l'empêchera pas d'intégrer l'Ecole normale supérieure et d'être reçu à l'agrégation de philosophie.
Nomade, il est nommé à Tlemcen en Algérie (1947-1948) puis enseigne à partir de 1950 à Mexico, Florence, Lille et Paris. A partir de 1963, date à laquelle il quitte l'université, la littérature et le journalisme l'occuperont entièrement.
D'abord catalogué à gauche, il dirige les pages littéraires de France Observateur de 1960 à 1963, tout en étant jusqu'en 1965 conseiller littéraire aux éditions Julliard puis jusqu'en 1977 chez Robert Laffont. Il fonde et dirige la collection Libertés chez Pauvert.
En 1957, son premier livre, "Pourquoi des philosophes ?", démolit joyeusement le marxisme, Heidegger et Lacan. Suivront des titres où se côtoient des essais sur Proust, l'Italie ou la cuisine, souvent d'énormes succès comme "Ni Marx ni Jésus", "La Tentation totalitaire" ou "Comment les démocraties finissent". La phrase inaugurale de cet ouvrage résume l'esprit de cette bête noire de la gauche qui a pourfendu le communisme: "La démocratie aura peut-être été dans l'histoire un accident, une parenthèse qui, sous nos yeux, se referme".
Autre passion, le journalisme. Editorialiste à L'Express, Jean-François Revel devient en 1978 directeur de l'hebdomadaire. Il le dirige pendant trois ans, signe d'innombrables articles, "connaissant à la virgule près le contenu du numéro à sortir", se rappelle l'homme de lettres Angelo Rinaldi.
Cependant, Jean-François Revel démissionne de L'Express en 1981 pour marquer sa solidarité avec Olivier Todd, rédacteur en chef, licencié par Jimmy Goldsmith. Il entre ensuite au Point comme chroniqueur.
En qualité d'éditorialiste, il collabore également à des stations de radio comme Europe 1 (1989-1992) et RTL (1995-1998).
En juin 1997, Jean-François Revel est élu à l'Académie française au fauteuil d'Etienne Wolff.
Marié en secondes noces à l'écrivain Claude Sarraute, fille de Nathalie Sarraute, il est le père de plusieurs enfants dont Matthieu Ricard, un bouddhiste avec lequel cet athée a dialogué dans un livre à succès, "Le Moine et le philosophe" (1997).
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